La musique et la mer : des chants de marins aux chefs-d'oeuvre de la musique classique

La musique et la mer : des chants de marins aux chefs-d'oeuvre de la musique classique

Il y a une musique que personne n'a composée et que tout le monde a entendue au moins une fois dans sa vie. Le fracas d'une vague sur les rochers. Le sifflement du vent dans les haubans d'un voilier. Le clapotis régulier de l'eau contre la coque d'un bateau par une nuit calme. Ce sont les premières mesures d'une partition vieille comme l'humanité elle-même.

Depuis que les hommes naviguent, la mer et la musique sont inséparables. L'une a nourri l'autre, l'a façonnée, l'a portée aux quatre coins du monde sur les ailes du vent et des embruns. Et les plus grands compositeurs de l'histoire n'ont pas résisté à son appel. Comment auraient-ils pu ?

Embarquement immédiat pour un voyage musical à travers les âges, les genres et les océans.

 

Musicien jouant du violon au bord de l'océan au coucher du soleil sur des rochers
La mer et la musique partagent le même langage : celui des émotions qui dépassent les mots.

Les chants de marins : quand la mer invente sa propre musique

Avant de parler de partitions et de salles de concert, il faut rendre hommage aux véritables pionniers de la musique maritime. Pas les compositeurs dans leurs salons parisiens ou viennois. Les marins. Ces hommes qui ont inventé une musique utile, physique, collective, née directement du travail sur les bateaux.

Les sea shanties : bien plus que de vieilles chansons

Les sea shanties (ou chants de travail marins, appelés en français "chansons de bord") sont nés de la nécessité la plus pragmatique qui soit. Sur les grands voiliers des XVIIIe et XIXe siècles, les manoeuvres exigeaient des efforts collectifs simultanés et synchronisés. Hisser une voile, virer un cabestan, pomper les cales : ces tâches demandaient que des dizaines de bras tirent ou poussent exactement au même moment.

La musique était la solution. Un chanteur (le shantyman) lançait une mélodie, et le reste de l'équipage répondait en refrain, en fournissant l'effort au moment précis du refrain. Le rythme de la chanson dictait le rythme du travail. La musique devenait outil, moteur, ciment social.

Chaque type de manoeuvre avait ses propres chansons. Les halyard shanties pour hisser les voiles, avec leurs rythmes lents et puissants. Les capstan shanties pour virer le cabestan, plus longues et narratives puisque la manoeuvre durait. Les short drag shanties pour les efforts brefs et intenses.

 

Les shanties les plus célèbres

Certains de ces chants ont traversé les siècles et restent immédiatement reconnaissables aujourd'hui. "Drunken Sailor" (ou "What Shall We Do With the Drunken Sailor") est probablement le plus connu dans le monde anglophone, avec son rythme de marche énergique et ses paroles inventives sur le sort à réserver à un marin ivre. "Leave Her, Johnny" est le chant de fin de voyage, celui qu'on chantait au moment de quitter le navire, souvent avec un mélange de soulagement et de mélancolie. "Haul Away, Joe", "Rio Grande", "Blow the Man Down" : autant de titres qui résonnent encore dans les oreilles de ceux qui les ont entendus une seule fois.

 

Marins chantant ensemble sur le pont d'un voilier historique en pleine mer évoquant les sea shanties
Les sea shanties étaient bien plus que des divertissements : ils étaient le moteur humain des grands voiliers du XIXe siècle.

Le renouveau inattendu des shanties au XXIe siècle

En janvier 2021, un phénomène culturel absolument imprévu s'est produit. Un jeune postier écossais du nom de Nathan Evans a posté sur TikTok sa version a cappella de "Wellerman", une vieille shanty néo-zélandaise du XIXe siècle. En quelques jours, la vidéo a été partagée des millions de fois. Des musiciens du monde entier ont ajouté leurs voix et instruments par-dessus, créant des versions en couches de plus en plus riches.

 

 

Le hashtag #ShantyTok a généré des centaines de millions de vues. Des adolescents qui n'avaient jamais mis le pied sur un bateau chantaient en coeur des refrains vieux de deux siècles. Un journaliste du Guardian a parfaitement résumé le phénomène : après une année de pandémie, de confinement et d'isolement, ces chants conçus pour unir des voix et des efforts autour d'une tâche commune avaient quelque chose de profondément réparateur et nécessaire.

La mer, encore une fois, avait trouvé le bon moment pour parler.

Les chants de marins français et bretons

La tradition française n'est pas en reste. La Bretagne, terre de marins et de granit, a développé une culture du chant maritime absolument remarquable. Les kan ha diskan (chant et contre-chant en breton) sont une forme de chant alterné pratiqué lors des festou-noz, les fêtes nocturnes traditionnelles bretonnes. Si tous ne parlent pas directement de la mer, ils en portent l'esprit : l'endurance, la communauté, la mélancolie des séparations et la joie des retours.

Des chansons comme "Malbrough s'en va-t-en guerre", "En passant par la Lorraine" ou encore les innombrables complaintes de marins normands et bretons racontent les naufrages, les attentes sur le quai, les femmes qui regardent la mer depuis les falaises en espérant voir revenir une voile familière.

Plus récemment, des groupes comme Les Chants de Marin de Paimpol ou le festival Chants de Marin de Concarneau perpétuent et célèbrent cette tradition avec une vitalité remarquable. Des dizaines de milliers de personnes s'y retrouvent chaque année pour chanter ensemble, face à la mer, comme leurs ancêtres le faisaient.

 

La musique classique et l'océan : une histoire d'amour et de tempêtes

Si les chants de marins sont la musique de la mer vécue de l'intérieur, la musique classique est la mer rêvée, contemplée, sublimée par des compositeurs qui ont transformé le bruit des vagues en notes sur une portée. Et certains y sont parvenus avec une puissance évocatrice qui laisse encore sans voix.

Claude Debussy : La Mer, chef-d'oeuvre absolu

Il faut commencer par lui. Claude Debussy et son oeuvre magistrale "La Mer", composée entre 1903 et 1905, représente probablement le sommet absolu de la musique maritime de tous les temps.

L'oeuvre est structurée en trois esquisses symphoniques : "De l'aube à midi sur la mer", "Jeux de vagues" et "Dialogue du vent et de la mer". Debussy ne cherche pas à décrire la mer de façon littérale ou anecdotique. Il cherche à en capturer les impressions, les lumières changeantes, les humeurs imprévisibles, les sensations physiques. L'orchestre ne raconte pas la mer. Il devient la mer.

Claude Debussy, "La Mer" (1905) : trois esquisses symphoniques qui ont changé pour toujours la façon dont la musique parle de l'océan.

Ce qui est fascinant, c'est que Debussy a composé une grande partie de cette oeuvre... à Burgundy, loin de toute côte, dans une chambre d'hôtel. Il s'aidait de reproductions de l'estampe japonaise "La Grande Vague" de Hokusai accrochées au mur, et de ses souvenirs de la mer. La mémoire sensorielle comme matière première de la création. Une leçon magnifique.

Nikolaï Rimski-Korsakov : Shéhérazade et la mer des mille nuits

Nikolaï Rimski-Korsakov avait une relation particulièrement intime avec la mer. Avant d'être compositeur, il était officier de marine dans la flotte impériale russe. Il a navigué, réellement navigué, sur les océans. Et cette expérience physique et sensorielle irrigue toute son oeuvre.

Sa suite symphonique "Shéhérazade" (1888) s'ouvre sur un tableau marin saisissant. Le premier mouvement, "La Mer et le Vaisseau de Sinbad", commence par un thème grave et menaçant aux cuivres et aux cordes graves, évoquant la puissance implacable de l'océan, avant que le violon solo de Shéhérazade n'introduise sa voix narrative, douce et sinueuse comme une vague. C'est l'une des ouvertures les plus évocatrices de tout le répertoire orchestral.

Richard Wagner : la mer comme destin tragique

Richard Wagner a lui aussi vécu la mer de façon directe et traumatisante. En 1839, fuyant ses créanciers à Riga, il embarqua avec sa femme sur un navire de marchandises qui traversa une tempête apocalyptique en mer Baltique. Pendant plusieurs jours, l'équipage crut ne pas survivre. Les cris des marins luttant contre la tempête, les éclairs sur la mer noire, la terreur et l'exaltation mêlées s'imprimèrent si profondément en lui qu'ils devinrent quelques années plus tard la matière de "Le Vaisseau Fantôme" (Der fliegende Holländer, 1843).

L'ouverture de cet opéra est une tempête sonore d'une violence et d'une précision évocatrice extraordinaires. On entend littéralement les vagues, le vent, les craquements du bois sous la pression des éléments déchaînés. Et derrière la tempête, ce thème du Hollandais, sombre et obsédant comme une malédiction venue du fond des eaux.

 

Orchestre symphonique sur scène avec projection visuelle d'océan et de vagues en arrière-plan
Les grands orchestres du monde continuent de faire résonner la mer dans leurs salles de concert, portant vivantes les visions marines des plus grands compositeurs de l'histoire.

Benjamin Britten : l'enfant de la mer du Nord

Le compositeur anglais Benjamin Britten a grandi à Lowestoft, sur la côte du Suffolk, face à la mer du Nord. Cette mer grise, froide, venteuse et lumineuse à la fois a imprégné toute son oeuvre.

Son opéra "Peter Grimes" (1945), considéré comme l'un des chefs-d'oeuvre de l'opéra du XXe siècle, se déroule dans un village de pêcheurs de la côte est anglaise. Les "Four Sea Interludes" tirés de cet opéra sont devenus des pièces de concert indépendantes absolument magnifiques. "Dawn", "Sunday Morning", "Moonlight" et "Storm" : quatre tableaux marins qui capturent la mer du Nord dans ses humeurs les plus contrastées, avec une justesse et une beauté mélancolique qui serrent le coeur.

Jean Sibelius : la mer baltique du Nord

Le Finlandais Jean Sibelius n'est pas instinctivement associé à la musique maritime, et pourtant la mer est partout dans son oeuvre. Son poème symphonique "La Fille de Pohjola" et sa suite "La Tempête", composée comme musique de scène pour une pièce de Shakespeare, portent en elles toute la brutalité et la grandeur sauvage de la mer Baltique nordique.

Il y a dans la musique de Sibelius quelque chose de marin même quand il ne parle pas explicitement de la mer : ces longues lignes mélodiques qui se déroulent comme des horizons, ces silences qui pèsent comme une brume matinale, ces climax orchestraux qui déferlent comme une tempête venue de nulle part.

 

Maurice Ravel et l'eau sous toutes ses formes

Maurice Ravel avait une fascination particulière pour l'eau et ses déclinaisons sonores. Né à Ciboure, dans le Pays Basque français, à quelques mètres de l'Atlantique, il a grandi avec le bruit de l'océan dans les oreilles.

Sa pièce pour piano "Jeux d'eau" (1901) est un chef-d'oeuvre de l'impressionnisme pianistique. Elle ne parle pas directement de la mer, mais de l'eau dans sa version la plus légère et jouissive : fontaines, cascades, reflets. Les arpèges en cascades de la main droite, les harmonies flottantes, les couleurs changeantes qu'on peut presque voir briller sur les touches : Ravel y invente un nouveau langage pour parler du liquide.

Sa "Sonatine" et surtout ses "Miroirs" (particulièrement "Une Barque sur l'Océan") prolongent cette exploration. "Une Barque sur l'Océan" est une pièce à part entière : la main gauche imite le balancement lent et incessant des vagues, tandis que la droite dessine la ligne de la barque, fragile et gracieuse, portée par l'immensité mouvante.

 

La musique de film et la mer : des émotions amplifiées

Le XXe siècle a inventé un nouveau territoire musical pour parler de la mer : la bande originale de film. Et certains compositeurs de cinéma ont créé des oeuvres qui rivalisent, en puissance émotionnelle, avec les plus grands classiques.

John Williams et les Dents de la Mer

Deux notes. Juste deux notes répétées, graves, rapprochées, de plus en plus rapides. Et tout le monde dans la salle retient son souffle et serre les accoudoirs. John Williams a réussi avec le thème des "Dents de la Mer" (Jaws, 1975) quelque chose d'absolument unique dans l'histoire de la musique : transformer la mer en terreur pure avec une économie de moyens qui confine au génie. Steven Spielberg lui-même avouait avoir ri la première fois que Williams lui avait joué ce thème au piano, pensant que c'était une blague. Et puis la musique a envahi la salle. Et personne n'a plus ri.

Hans Zimmer et Pirates des Caraïbes

La franchise "Pirates des Caraïbes" doit beaucoup à la musique de Klaus Badelt et Hans Zimmer. Le thème principal, avec ses cordes galopantes et ses cuivres fanfarons, a capturé quelque chose d'essentiel dans l'imaginaire maritime : l'aventure, la liberté, le danger et le rire mélangés, le vent dans les voiles et l'horizon qui appelle. C'est de la musique qui donne envie de prendre la mer même à ceux qui ont le mal de mer.

 

Partition de musique manuscrite posée sur du sable de plage à côté d'un coquillage spiralé
La mer et la musique partagent un point commun fondamental : elles sont toutes les deux infinies, et chaque écoute révèle quelque chose de nouveau.

La musique du monde et l'océan : des traditions millénaires

La relation entre la mer et la musique ne se limite pas à la tradition occidentale. Sur tous les continents, toutes les cultures qui ont vécu avec l'océan ont développé des formes musicales spécifiques pour le célébrer, l'apprivoiser ou le prier.

Les chants polynésiens : la mer comme ancêtre

Dans les cultures polynésiennes (Tahiti, Hawaii, Nouvelle-Zélande, Samoa), la mer n'est pas seulement un environnement. Elle est une entité vivante, un ancêtre, une divinité. Les chants et les danses traditionnels comme le hula hawaïen ou le haka maori sont intimement liés à la navigation, aux étoiles et aux courants marins. Les navigateurs polynésiens, qui ont traversé le Pacifique sans instruments modernes en lisant les étoiles, les vagues et les oiseaux, chantaient pour maintenir leur concentration et leur courage sur des voyages de plusieurs semaines en plein océan.

Le fado portugais : le mal de mer comme art de vivre

Le fado, cette musique populaire portugaise classée au patrimoine immatériel de l'UNESCO, est indissociable de la mer et de la notion de saudade, cette mélancolie douce et profonde propre à la culture lusitanienne. Le Portugal, nation de grands navigateurs, a tissé dans son ADN culturel cette douleur particulière de ceux qui partent sur les eaux et de ceux qui les attendent sur le quai.

La voix d'Amália Rodrigues chantant "Estranha Forma de Vida" ou "Barco Negro" (la barque noire) contient plus de mer que bien des symphonies. Elle porte en elle les tempêtes, les absences, les retours impossibles et la beauté cruelle de tout ce qu'on laisse derrière soi quand on prend le large.

Les musiques des pêcheurs japonais

Au Japon, les ama, ces plongeuses traditionnelles qui récoltent perles, algues et coquillages en apnée depuis des millénaires, ont développé une pratique vocale unique : le isobue, ou "sifflement de la mer". En remontant à la surface après une plongée profonde, les ama expirent en sifflant d'une façon particulière pour réguler leur respiration. Ce sifflement, répété des centaines de fois par jour sur l'eau calme des baies, est devenu au fil des siècles une musique à part entière, un son reconnaissable et profondément émouvant pour quiconque l'a entendu une fois.

 

La mer dans la chanson populaire et le rock

La mer n'a pas seulement inspiré les compositeurs savants et les chanteurs traditionnels. Elle a aussi déferlé sur la chanson populaire et le rock avec une force et une constance remarquables.

Charles Trenet et "La Mer"

Impossible de parler de mer et de chanson française sans évoquer Charles Trenet et son inépuisable "La Mer" (1946). Composée paraît-il en vingt minutes dans un train longeant la Méditerranée, cette chanson est devenue l'une des chansons françaises les plus connues au monde. Sa version en anglais, "Beyond the Sea", popularisée par Bobby Darin, a conquis l'Amérique.

Il y a dans "La Mer" de Trenet quelque chose d'absolument parfait. La légèreté de la mélodie, qui imite le clapotis des vagues. Les images poétiques des "moutons blancs" et des "reflets changeants". Et cette joie solaire, méditerranéenne, qui fait qu'on sourit dès les premières notes, sans pouvoir s'en empêcher.

Nino Ferrer, Barbara, Brel : la mer comme infini mélancolique

Jacques Brel et sa "La Mer" à lui (très différente de celle de Trenet) portent toute la mélancolie flamande d'un homme qui regardait l'eau avec amour et terreur mêlés. Barbara, avec "La Solitude" et ses images maritimes, glisse la mer dans ses chansons comme une confidence intime. Et Nino Ferrer a chanté la mer du Sud avec une nonchalance et une langueur qui donnent presque chaud.

Le rock progressif et ses océans sonores

Dans les années 1970, des groupes de rock progressif comme Yes, Genesis ou Pink Floyd ont créé des paysages sonores d'une ampleur et d'une complexité qui évoquent souvent l'océan même sans y faire explicitement référence. "Echoes" de Pink Floyd, cette pièce de 23 minutes tirée de l'album Meddle (1971), commence par un ping de piano solitaire qui ressemble à une goutte d'eau dans une grotte marine et se déploie en une exploration sonore aussi vaste et insondable que l'océan profond.

 

"La musique et la mer ont la même propriété extraordinaire : elles peuvent vous contenir tout entier sans que vous ayez à y mettre quoi que ce soit de vous-même. Il suffit de vous laisser porter."

 

Les sons de la mer comme musique en soi

La question mérite d'être posée : et si la mer elle-même était la plus grande compositrice de tous les temps ?

Les enregistrements de sons marins, des vagues, des baleines, de la pluie sur l'eau, des fonds marins avec leurs craquements et leurs chants de créatures abyssales, constituent aujourd'hui un genre musical à part entière. La musique ambient de Brian Eno s'en est profondément inspirée. Les playlists de "ocean sounds" cumulent des milliards d'écoutes sur les plateformes de streaming. Des millions de personnes s'endorment, méditent et travaillent au son de l'océan, même quand elles vivent à des centaines de kilomètres de la côte la plus proche.

Le chant des baleines, en particulier celui des baleines à bosse, a fasciné les musiciens et les scientifiques depuis que le biologiste Roger Payne en a publié les premiers enregistrements en 1970. Ces compositions complexes, qui peuvent durer des heures et qui évoluent au fil des saisons, constituent peut-être la forme de création musicale la plus ancienne de la planète. Avant Bach, avant les troubadours, avant les tambours préhistoriques, les baleines chantaient dans l'obscurité des océans profonds.

 

Baleine à bosse nageant dans les profondeurs bleues de l'océan baignée d'une lumière mystérieuse
Les baleines à bosse sont peut-être les plus anciens compositeurs de la planète. Leurs chants complexes évoluent et se transmettent comme une véritable tradition musicale vivante.

Créer sa playlist de la mer : nos suggestions

Pour finir ce voyage en musique, voici une sélection personnelle et subjective d'oeuvres et de chansons à écouter les yeux fermés, de préférence avec vue sur l'eau, ou à défaut avec un coquillage près de l'oreille.

Pour une ambiance contemplative et apaisante

  • Claude Debussy, La Mer (n'importe quelle grande interprétation)
  • Maurice Ravel, Une Barque sur l'Océan
  • Benjamin Britten, Four Sea Interludes
  • Brian Eno, An Ending (Ascent)
  • Max Richter, On the Nature of Daylight

Pour une ambiance épique et aventurière

  • Rimski-Korsakov, Shéhérazade, premier mouvement
  • Wagner, Ouverture du Vaisseau Fantôme
  • Hans Zimmer, He's a Pirate (Pirates des Caraïbes)
  • John Williams, thème de Jaws (pour les courageux)

Pour une ambiance folk et chaleureuse

  • Nathan Evans, Wellerman
  • Charles Trenet, La Mer
  • Amália Rodrigues, Barco Negro
  • The Longest Johns, Leave Her, Johnny
  • Tri Yann, La Jument de Michao

Pour une ambiance méditative et profonde

  • Sons de baleines à bosse (nombreux enregistrements disponibles)
  • Sons de vagues de pleine mer
  • Ludovico Einaudi, Experience
  • Ólafur Arnalds, Near Light

 

 

La mer, la musique et les bijoux : quand tous les sens s'unissent

Il y a quelque chose de profondément cohérent dans le fait d'aimer à la fois la mer, la musique et les bijoux inspirés par l'océan. Ces trois univers parlent le même langage : celui des sensations, des émotions, de la beauté qui n'a pas besoin de se justifier.

Un coquillage dans la paume de la main a quelque chose de musical : sa spirale suit les mêmes lois mathématiques que celles qui gouvernent la résonance acoustique. Il n'est pas anodin que mettre un grand coquillage contre son oreille donne l'illusion d'entendre la mer. C'est la mémoire acoustique de l'espace qui se rejoue. Un instrument de musique naturel, façonné par des millions d'années d'évolution marine.

Porter un bijou en coquillage tout en écoutant Debussy, c'est convoquer la mer sur tous ses canaux sensoriels à la fois. La vue, le toucher, l'ouïe. Il ne manque plus que l'odeur du sel et la saveur des embruns pour y être vraiment.

Vous avez la mer dans les oreilles et l'envie de la porter sur vous ? Découvrez notre collection de bijoux et de trésors inspirés par l'océan, pour ceux qui veulent garder la musique des vagues près d'eux, partout et toujours.

 

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